Greffe cardiaque




Introduction

La transplantation cardiaque est une intervention très lourde, qui n'est proposée que lorsque tous les autres traitements ont été épuisés.

Une « demande » est alors effectuee, elle se passe de la facon suivante: après un bilan pour vérifier les indications et contre-indications à la greffe, le candidat est inscrit sur la liste d'attente de son centre de transplantation et son dossier administratif est transmis à l'Agence de Biomédecine, qui centralise les données. Si un coeur compatible est disponible, le malade devra être opéré dans un délai de quelques heures.

L'essor de ces greffes est limité par la pénurie de greffons disponibles. En effet, le coeur est un organe fragile et le nombre de greffons en bon état est très inférieur aux besoins. Voici quelques chiffres pour se rendre compte de la penurie de greffons...

En 2002, moins de 40 % des 809 inscrits sur la liste d'attente ont pu bénéficier d'une transplantation. En effet, 381 coeurs seulement ont été prélevés, sur un total de 1 198 donneurs potentiels décédés ; 318 ont pu être finalement greffés. Cela souligne la pénurie de coeurs utilisables pour une greffe. 74 malades (9 %) sont décédés alors qu'ils étaient inscrits sur la liste d'attente. Ce taux élevé par rapport à d'autres greffes reflète la gravité des maladies qui justifient l'indication de la greffe. Les patients qui ont la chance de pouvoir être greffés, attendent cependant rarement longtemps. Depuis 1992, un quart des personnes greffées l'ont été en moins de 1,1 mois, la moitié en moins de 3,7 mois et les trois quarts en moins de 12,7 mois. En revanche, certains patients restent longtemps sur la liste d'attente, notamment parce qu'ils appartiennent à un groupe sanguin rare, comme les groupes B et, surtout, AB. Enfin, il est important de noter que la mortalité des personnes en attente de greffe a nettement diminué, en raison des progrès réalisés dans la prise en charge de l'insuffisance cardiaque terminale, avec notamment l'assistance ventriculaire mécanique. Ces progrès expliquent également en partie que le nombre des nouveaux inscrits sur les listes d'attente diminue (470 nouveaux inscrits en 2002). Cependant, la pénurie de greffon s'accentuant, du fait notamment du vieillissement de la population, l'ensemble des inscrits sur les listes d'attente s'accroît.

 



L'operation.

La transplantation cardiaque est une intervention lourde, responsable d'une mortalité non négligeable et qui implique un risque vital en cas de rejet. Elle n'est donc utilisée qu'en tout dernier ressort, pour les personnes ayant une insuffisance cardiaque terminale. C'est-à-dire lorsque le coeur est incapable d'effectuer correctement son travail de pompe pour faire circuler le sang, malgré un traitement bien conduit. A ce stade, le risque de décès à court terme, par trouble du rythme ou oedème pulmonaire est très élevé (50 % à un an) et le moindre effort se révèle impossible, ce qui entraîne un handicap majeur. La greffe permet au malade de retrouver son autonomie et une espérance de vie appréciable.

Le prélèvement et la greffe sont réalisés par deux équipes chirurgicales différentes, en des lieux différents, et coordonnés par une troisième équipe. Le coeur est prélevé au bloc opératoire sur des personnes en état de mort encephalique mais dont les fonctions respiratoires et circulatoires sont maintenues artificiellement. A la différence des reins ou du foie, un coeur est rarement prélevé chez un donneur de plus de 60 ans. Un bilan est réalisé pour déterminer le groupe sanguin, évaluer l'état du coeur et vérifier l'absence d'infections transmissibles décelables. Une fois prélevé, le coeur est conservé dans un liquide à 4°C au sein d'un container stérile, jusqu'à la greffe. Le délai de conservation du coeur dans ces conditions est de six heures au maximum (interventions comprises), ce qui impose une prise en charge minutée, tant pour le transport du greffon que pour la préparation du receveur.

La greffe est réalisée en plaçant le malade sous circulation extracorporelle, c'est-à-dire que son sang est dérivé de part et d'autre du coeur, l'oxygénation et la circulation sanguines étant assurées par un oxygénateur et une pompe extracorporelle. Le coeur malade est alors enlevé, en laissant en place une partie des oreillettes droites et gauches (partie supérieure du coeur), sur lesquelles va être suturé le greffon. Les vaisseaux arrivant et partant du coeur sont ensuite eux aussi suturés au greffon.



Voici quelques chiffres qui permettent de se rendre compte de la gravite de la pénurie de nos jours: En 2002, moins de 40 % des 809 inscrits sur la liste d'attente ont pu bénéficier d'une transplantation. En effet, 381 coeurs seulement ont été prélevés, sur un total de 1 198 donneurs potentiels décédés ; 318 ont pu être finalement greffés. Cela souligne la pénurie de coeurs utilisables pour une greffe. 74 malades (9 %) sont décédés alors qu'ils étaient inscrits sur la liste d'attente. Ce taux élevé par rapport à d'autres greffes reflète la gravité des maladies qui justifient l'indication de la greffe. Les patients qui ont la chance de pouvoir être greffés, attendent cependant rarement longtemps. Depuis 1992, un quart des personnes greffées l'ont été en moins de 1,1 mois, la moitié en moins de 3,7 mois et les trois quarts en moins de 12,7 mois. En revanche, certains patients restent longtemps sur la liste d'attente, notamment parce qu'ils appartiennent à un groupe sanguin rare, comme les groupes B et, surtout, AB. Enfin, il est important de noter que la mortalité des personnes en attente de greffe a nettement diminué, en raison des progrès réalisés dans la prise en charge de l'insuffisance cardiaque terminale, avec notamment l'assistance ventriculaire mécanique. Ces progrès expliquent également en partie que le nombre des nouveaux inscrits sur les listes d'attente diminue (470 nouveaux inscrits en 2002). Cependant, la pénurie de greffon s'accentuant, du fait notamment du vieillissement de la population, l'ensemble des inscrits sur les listes d'attente s'accroît.

 

 

Les causes

En 2003, 283 transplantations cardiaques ont été réalisées en France. L'insuffisance cardiaque justifiant l'inscription sur la liste d'attente pour la transplantation était liée à :

-Une ischémie coronarienne (infarctus) dans un tiers des cas

-Une maladie du muscle cardiaque (cardiomyopathie dilatée, qui peut être favorisé par une cause toxique, une infection virale ou un terrain familial) dans 40 % des cas

-Une anomalie des valves cardiaques dans 6 % des cas

-Dans 4 % des cas il s'agissait d'une deuxième transplantation.

 

 

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