Greffe hépatique


Introduction

 Parmi les nouvelles inscriptions, 100 (9,5 %) correspondaient à une demande de nouvelle transplantation et 99 (9,4 %) étaient des "super-urgences", (55 % d'hépatites fulminantes, la plupart toxiques ou médicamenteuses, et 38 % de retransplantations précoces pour défaillance du greffon).

 


L'opération

Lorsqu'un greffon a été attribué à un centre, selon les règles de répartition de l'Agence de biomédecine, l'équipe médicale joint en urgence le receveur. Parfois, deux appels sont passes car, selon la taille du foie du donneur, il peut y avoir deux recevoirs, mais ceci n'est su qu'a la deriere minute...

Le patient est prévenu à l'avance que l'intervention pourrait être annulée à la dernière minute, s'il y avait un problème avec le greffon.


Après un bilan biologique et une dernière visite avec le médecin anesthésiste, le futur receveur est préparé à l'intervention et descendu au bloc au dernier moment. L'opération va durer en moyenne entre 5 et 15 heures, selon les difficultés opératoires

     

En cas de donneur vivant, l'intervention peut être programmée. Receveur et donneur sont opérés en même temps, par deux équipes différentes, dans deux salles d'opération voisines. Un lobe du foie du donneur est greffé à la place du lobe correspondant du receveur.


Lorsque le foie est prélevé chez un donneur en état de mort cérébrale, il est conservé dans un liquide à 4°C au sein d'un container stérile, jusqu'à la greffe. Dans ces conditions, il peut être conservé 16 heures après le prélèvement. Mais plus il est greffé rapidement, meilleurs seront les résultats. L'Agence de Biomédecine, qui gèrent les listes d'attente, propose le greffon à un donneur compatible, en respectant un rang de priorité : hyper-urgences, enfants, malades ayant peu de chances de trouver un donneur compatible. Les malades inscrits sur les listes d'attente doivent donc pouvoir être joints à tout moment et se tenir prêts pour répondre à une telle proposition.

L'intervention dure entre 5 et 15 heures. Le plus souvent, le foie malade est enlevé en totalité et remplacé par celui du donneur. Les vaisseaux du foie et les canaux biliaires sont suturés à ceux du receveur. Beaucoup plus rarement, en cas d'hépatite fulminante, un lobe est greffé à la place d'un lobe du foie malade, pour permettre d'assurer les fonctions hépatiques, le temps que le foie restant se régénère.

En 2002, la moitié des greffés ont pu l'être avant 3,1 mois. Le délai d'attente est lié au groupe sanguin et à l'âge, avec des délais plus importants avant 16 ans.

 

 

     


Les causes

La cause la plus fréquente de défaillance hépatique est la cirrhose, c'est-à-dire la transformation fibreuse du foie. Elle peut être due à une hépatite virale, à l'alcool ou à d'autres toxiques. Plus la fibrose s'étend et plus les cellules du foie se raréfient. A un stade très évolué, une jaunisse, des oedèmes, un amaigrissement massif et des troubles de la conscience apparaissent. Le risque d'infection est très élevé.

Parfois aussi, l'insuffisance hépatique est due à une hépatite fulminante, qui entraîne une destruction de l'ensemble des cellules hépatiques en quelques jours. Dans ces cas, seule une greffe d'extrême urgence peut permettre la guérison.

Enfin, la greffe peut être réalisée pour remplacer un foie atteint de cancer


En 2002, les transplantations hépatiques qui ont été réalisées en France etaient dues pour:

-Près d'un tiers (32 %) des personnes inscrites sur la liste d'attente avaient une cirrhose alcoolique ;

-15 % avaient une cirrhose secondaire à une hépatite C ;

-13 % un cancer du foie.

 

 

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