Greffes pulmonaires

 

 

 

Introduction

La transplantation pulmonaire est une des moins pratiquées des greffes d'organes. Le manque de greffons sains explique en partie ce déficit. Cependant, l'intervention permet le plus souvent une nette amélioration de la qualité de vie des patients.

Depuis la loi de bioéthique de 1994 a été révisée en 2004 et le champ des donneurs vivants s'est notablement élargi suite au cas de Sarah, 14 ans qui nessecitait une transplantation pulmonaire rapide, sa mere etait volontaire et compatible mais d'après la loi de bioethique de 1994, ceci etait interdit: le volontaire en etant vivant avait la possibilite de donner son organe seulement a ses parents ou a ses freres et soeurs mais en aucuns cas a ses enfants. Sarah est decedee suite a une trop longue attente.

Aujourd'hui le don du vivant est une exception. En effet, en 2004, sur 145 greffes de poumon(s) réalisées, une seule avait été réalisée à partir de proches vivants. Dans ce cas, une seule partie du poumon est prelevee, le lobe. En France, jusqu'à ce jour, seules deux personnes ont été transplantées avec deux lobes provenant de chacun de leurs parents. Ce nombre minime de transplantations de vivant à vivant peut s'expliquer par la question suivante: jusqu'à quel point une personne peut elle prendre des risques pour en sauver une autre?

Le don le plus frequent reste le don apres la mort. Jusqu'à aujourd'hui, la très grande majorité des greffes pulmonaires se déroulent à partir de donneurs décédés. Dans le cas d'une greffe avec donneur en état de mort cérébrale, prélèvement et greffes sont réalisées par deux équipes différentes en des lieux différents. Habituellement, l'ensemble coeur-poumons est prélevé chirurgicalement chez le donneur, au bloc opératoire. Ensuite, coeur et poumons sont éventuellement séparés pour être proposés à des malades différents.
Il est à noter que les organes sont soigneusement examinés avant la transplantation pour vérifier l'absence de lésions. Entre 80 et 85 % des poumons ne peuvent être greffés car ils sont le siège d'un oedème ou d'une infection, ce qui explique en partie la penurie de greffons tres importante dans ce domaine.

 

 

 

L'opération

L'opération pour une transplantation de poumon(s) dure en moyenne de six a huit heures. C'est une operation tres delicate nessecitant du materiels specialises.

Il existe trois types de greffes pulmonaires:

-La greffe bipulmonaire. Dans ce cas l'ensemble des deux poumons, avec leur vascularisation, est prélevé en bloc chez un donneur, et le poumon droit, puis le gauche, sont greffés successivement à la place des poumons du receveur. L'intervention se déroule souvent sous circulation extracorporelle : le sang est dérivé de part et d'autre du coeur, l'oxygénation et la circulation sanguines étant assurées par un oxygénateur et une pompe extracorporelle ;

-La greffe monopulmonaire. Un seul poumon est remplacé, l'autre étant laissé en place. La circulation extracorporelle n'est généralement pas nécessaire. Cette operation permet de greffer deux personnes a partir d'un seul donneur. ;

-La greffe coeur-poumons. L'ensemble coeur-poumons est greffé. Dans ce cas la circulation extracorporelle est bien sûr indispensable. La préparation du receveur comprend d'abord l'ablation du coeur, puis celle des poumons. Ensuite les poumons sont mis en place dans le thorax et la trachée est suturée à celle du receveur. Le coeur est suturé comme dans le cas d'une transplantation cardiaque (voir « greffe cardiaque).

La transplantation coeur-poumon est indiquée lorsqu'il existe une altération cardiaque associée à l'atteinte pulmonaire ou en cas d'hypertension artérielle pulmonaire(groupe de maladies d'évolution progressive caractérisée par une élévation anormale de la pression sanguine au niveau des artères pulmonaires).

 

 

 

 

 

3) Les causes

Ils existent de nos jours trois principales causes qui peuvent entrainer une transplantation pulmonaire:

-La mucoviscidose représente 30% des greffes de poumons. Sur 203 greffes pulmonaires réalisées en 2007, 66 ont bénéficié à des patients atteints de cette maladie. La mucoviscidose est une maladie génétique qui détruit progressivement les poumons. Elle concerne 6 000 personnes en France. Aux stades avancés de la maladie, le seul moyen d’assurer la survie du malade est la greffe de poumons. Dans les pays occidentaux, la mucoviscidose est la plus fréquente des maladies génétiques pouvant avoir des répercussions graves dès l’enfance (1enfant sur 10 000 est touché).
La maladie s'exprime souvent tôt dans la petite enfance et s’aggrave progressivement. Bien qu’invisible aux yeux de l’entourage, elle entraîne pour le malade de nombreuses difficultés : une capacité respiratoire réduite, une perte pondérale et musculaire, une tres forte fatigue, des problèmes digestifs très incommodants dans la vie quotidienne et des douleurs chroniques quotidiennes. 

La mucoviscidose contraint les patients à une vie quotidienne difficile et fatiguante : médicaments, soins, traitements à l’hôpital…

L’effort de recherche permet de faire progresser le traitement des symptômes de la maladie et de retarder la dégradation des poumons. Mais celle-ci reste encore inéluctable et la greffe pulmonaire est aujourd’hui l’ultime recours et le dernier espoir de prolonger la vie des malades.

-L’emphysème pulmonaire est une des formes de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Il est caractérisé par une augmentation permanente du volume des poumons avec destruction des parois des alvéoles et peut entraîner une insuffisance respiratoire plus ou moins marquée. 
L'emphyseme est du, soit a une trop forte utilisation de tabac, soit a un déficit en alpha-1 antitrypsine. L'alpha-1 antitrypsine est une proteine ayant pour rôle de proteger l'organisme contre des enzymes liberees par certaines cellules (polynucléaires neutrophiles, macrophages) au cours des processus inflammatoires. L'alpha 1 antitrypsine est une des principales antiprotéases (inhibiteurs de la protease qui agissent en inhibant la protease (enzyme) virale. de l’organisme. En cas de déficit, il existe donc un déséquilibre entre les protéases et la protection fournie par les antiprotéases. L’ensemble aboutit alors à la destruction des parois des alvéoles pulmonaires. L’une des principales conséquences du déficit en AAT est donc l’insuffisance de protection du poumon profond vis à vis des effets nocifs du tabac qui augmente les protéases dans les poumons. Le deficit en alpha-1 antitrypsine est une maladie genetique. Au stade ultime de la maladie, une transplantation pulmonaire peut être proposée chez des patients encore jeunes (moins de 60ans) si l' administration intraveineuse régulière d’alpha-1 antitrypsine naturelle est non-fonctionelle.

-L'hypertension artérielle pulmonaire se manifeste lorsque les vaisseaux sanguins qui irriguent les poumons n'y apportent pas suffisamment de sang, augmentant ainsi la pression pulmonaire. Actuellement, il n'est pas possible de guérir l'hypertension artérielle pulmonaire. Toutefois, grâce aux progrès accomplis récemment en thérapeutique, la durée de survie est majorée.

Le traitement implique de s'attaquer aux causes sous-jacentes, d'instaurer une oxygénothérapie et d'avoir recours à différents médicaments qui diminuent la rétention liquidienne et réduisent la pression pulmonaire.

La transplantation pulmonaire est une technique chirurgicale bien établie que l'on pratique également chez les patients dont l'hypertension ne présente pas de causes sous-jacentes.

 

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